Les Verts sont à l’honneur, et tout particulièrement moi! Nous avons eu droit à 2,5 articles de Montreux-Libre (si je me permets de compter abusivement Mme Bouquet comme une demi-libre vu qu’elle a commencé dans ce parti). Ces articles, critiques, me permettent de mettre en avant deux éléments très importants de mon approche de la politique.
Le décor
1) Lors du dernier conseil, nous devions voter sur la révision de chaudières communales. La commission avait accepté à l’unanimité ce préavis, mais en séance du Conseil, peu avant le vote, M. Gétaz propose la solution miracle: ne pas faire des chaudières à gaz, mais à bois. Je prends alors la parole pour expliquer que cette idée n’est peut-être pas aussi adaptée sur les objets concernés que ce que l’on veut bien croire.
2) Dans mon dernier billet, je choisis quelques-unes de mes interventions pour illustrer certaines de mes priorités politiques (mobilité, lits froids, information et informatique).
La conclusion de Montreux-Libre : je suis une marmotte à la solde des lobbies du gaz. Les Verts ne sont pas de vrais écolos et ils n’existent que grâce à leur alliance avec le PS. (Je précise que ceci apparaît dans des commentaires Facebook et pas dans les articles de leur site.)
Pureté verte
Ceux qui me connaissent et ceux qui prennent le temps de regarder honnêtement mon action politique savent que je suis actif et sérieux. Je ne suis pas pour autant hyperactif qui se sent agir par le nombre de ses interventions. J’estime qu’en politique, il faut savoir parler pour défendre ses idées, mais aussi se taire pour écouter les autres et développer un esprit critique. Je ne vise donc pas la quantité, mais la qualité et l’efficacité.
Alors oui, désolé M. Gétaz, je ne suis pas du genre à me laisser convaincre à quelques minutes du vote que tout le monde avait faux, que la bonne idée est super simple, mais que personne n’y avait pensé. J’aime avoir le temps de la réflexion (temps que nous avions en commission). Je n’ai pas un réflexe pavlovien qui me fait saliver à chaque fois que j’entends « vert », « écolo »… Je suis convaincu que l’écologie est une priorité, mais je suis aussi convaincu qu’il ne sert à rien d’avoir raison seul dans son coin à défendre la politique idéale qui ne se fera jamais.
Indépendance
De quelle indépendance a besoin un bon politicien? Je suis indépendant, car je sais étudier chaque dossier avec un regard neuf. Un regard cohérent, mais non dogmatique. Voilà l’indépendance d’esprit qui m’est nécessaire.
Je suis aussi indépendant, car je ne suis pas lié aux milieux qui ont des intérêts directs dans l’économie de Montreux. Cela me semble tout aussi important.
Mais, je ne suis pas indépendant de mes valeurs et de mes objectifs. Pour atteindre ces objectifs, je sais que nous devons faire des alliances. Que certains électeurs potentiels nous reprochent notre alliance avec le PS vue comme une compromission, je fais avec. Pourquoi? Parce que cette alliance a une raison politique réelle : un programme commun fort, dans lequel je me retrouve. Nous visons ensemble la majorité, pas pour la gloire, mais pour avoir les moyens de mener la politique en laquelle nous croyons.
Alliance, mais pas fusion! Il y a des points sur lesquels nous ne sommes pas d’accord. Certains éléments où c’est vers le centre droit que nous pouvons espérer trouver des majorités. Mais nous pouvons en discuter et vivre, travailler malgré ces quelques désaccords, car sur le fond nos objectifs sont très proches et les moyens pour les atteindre aussi.
Conclusion
Etre capable d’être à l’écoute et de travailler avec les autres, j’y tiens et je crois que c’est essentiel à la politique. Prendre en compte les autres avis sans se coucher face à chaque belle intervention.
Pouvoir étudier chaque projet de manière ouverte et réfléchie, sans pour autant perdre de vue la cohérence et le global, c’est ma manière de faire.
Cela implique que je ne suis pas toujours pur et même que je peux me tromper. Je m’engage à m’entendre avec d’autres partis politiques. Je m’engage à faire la part des choses. Il y a un risque à être ainsi. Montreux-Libre en profite pour m’attaquer et faire de moi un mou. Je vis très bien avec cela, car j’assume ces choix.
Je fais de la politique, mais je veux pouvoir rester honnête avec qui je suis. J’aime parler et j’aime écouter, surtout ceux qui ne sont pas toujours du même avis que moi. Je sais l’accepter.