Je ne sais pas à qui s’adresse ce billet. Il s’agit plus d’impressions suite à la séance du Conseil communal de Montreux de ce mercredi 2 février. Sans doute que les élues et élus comprendront de quoi je parle, si vous n’y comprenez rien, vous pouvez toujours vous divertir en lisant le commentaire à la suite de ce billet où je parle de ma journée avant la séance.
Fatigué, mais avec le sentiment d’avoir bien rempli ma journée, voilà comment j’ai commencé cette séance du Conseil communal. L’ordre du jour était assez léger, surtout que chacun avait déjà un avis tranché sur les points importants. On pourrait s’attendre à une séance courte, mais justement pas.
Pour les personnes qui n’ont pas la chance de politique, la séance du Conseil doit représenter le moment central des élus. Mais ce n’est pas le cas, il s’agit juste de la pointe de l’iceberg. En effet, le gros du travail se fait lors des séances de préparations (par parti, en général le lundi qui précède une séance du Conseil communal) et les commissions. Lors des séances de préparations, on étudie un dossier, on liste les questions. On pose ses questions et l’on donne notre avis pendant les commissions.
Quand la séance du Conseil communal arrive, normalement presque tout a déjà été discuté. Les prises de paroles, y compris les miennes, sont donc en général justes là pour affirmer en public la position du parti et donner quelques arguments. On ne prend que très rarement la parole pour convaincre, c’est trop tard. Il est donc impératif d’essayer d’être clair et précis, mais surtout aussi bref que possible.
On arrive assez souvent à l’être. Mais hier… mais hier… et bien c’est bientôt les élections. Sur Facebook, je rigolais en affirmant vouloir intervenir sur tout pour prouver que j’étais un candidat sérieux. Du second degré, j’avais prévu de me taire. Visiblement, certains avaient bien cette stratégie(1) : intervenir sur presque tout et longuement.
Bref, cette séance fut longue, il y avait beaucoup d’interventions et interpellations… mais dans quel but ? Le public n’est pas très nombreux, la presse doit n’est plus assez locale pour traiter chaque dossier. Surtout, on peut se demander pourquoi venir maintenant avec de beaux projets, si tard… Il y a un goût très artificiel et je pense chaque fois que le public a bien du courage.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est finalement que si le fond était important, la forme (longues prises de paroles, enfonçages de portes ouvertes, développement de belles idées générales) était vaine. Et n’est-ce pas là le problème de l’action politique ? On traite de vrais problèmes. On cherche sincèrement les meilleures solutions. On le fait souvent sincèrement et avec enthousiasme. Mais on n’arrive finalement pas à trouver le moyen pour intéresser les non-pratiquants et on vit finalement trop en vase clos.
(1)On va volontiers le pardonner à l’UDC qui se tait depuis bientôt, ils ont bien le droit de prendre la parole de temps à autre… dommage que ce soit pour poser des questions sur des sujets traités en commission et des questions déjà soulevées par la commission de gestion ces dernières années. Ils ont des circonstances atténuantes : leur représentant n’est pas venu en commission et leur candidate, qui a beaucoup parlé, ne vis à Montreux que depuis quelques mois.
